<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4627574804084481028</id><updated>2011-12-05T04:23:53.320-08:00</updated><title type='text'>delits</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://delits.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4627574804084481028/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://delits.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>delits</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10411470156565795146</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4627574804084481028.post-879621715292533924</id><published>2011-01-12T03:41:00.000-08:00</published><updated>2011-12-04T10:42:14.070-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ah l'amour ! L'amour, l'amour.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;Dans ma petite vie de routier, célibataire endurci, l'amour est pour moi quelque chose de précieux. Je sillonne l'Europe, dans mon camion, et les arrêts obligatoires pour les routiers, sont les occasions répétées à l'exercice de mes masturbations compulsives. Dans ma petite niche, rideau tiré, loge sécuritaire, et abris de toujours, je rêve ici des fantasmes à jamais inaccomplis, de ma virginité à 54ans, des culs adolescents que je prendrai plaisir à caresser, à serrer tendrement, dans les dernières étreintes d'un torse imberbe, avant de sombrer dans un sommeil, sous la chaude respiration battant mon cou, de cet éphèbe blond au regard loup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends la route, de nuit, j'ai insisté pour effectuer les trajets de nuit, en écoutant du&amp;nbsp;Rachmaninov, des sonates, toujours des sonates. La route. On n'imagine que trop difficilement la sensualité de rouler la nuit, sur de l'asphalte, des lumières nous dépassent, tout est en mouvement, et tout semble pourtant figé dans le même balai incessant de phares, de vitesse, des âmes grouillantes sur cet autoroute. Et des rêves dans la tête, tout le temps.&lt;br /&gt;Mais l'amour dans tout ça ? L'amour c'était la jeunesse.&lt;br /&gt;Je me souviens de ma première accroche amoureuse... C'était le deuxième garçon que je rencontrais, il s'appelait Clément.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Le premier, vague essai auquel je n'attachais aucune importance devait servir à me décoincer. J'avais donc choisi un garçon qui ne m'impressionnait pas. Il n'étais pas beau, ne m'attirait en rien, son caractère me répugnait, ses attitudes me faisaient horreur. Se fut donc un moment difficile, j'appris à feindre d'être intéressé, à sourire. C'était la première fois que je portais le masque, et que j'éprouvais la sensation de tous ses enculés mondains, celle de la&amp;nbsp;supériorité&amp;nbsp;tactique. Il me traîna dans un magasin. Dieu, que je détestais les magasins ! Et suivre cette petite pouffiasse souriante et&amp;nbsp;désinhibée me faisait honte. Il gloussait, cette&amp;nbsp;perruche&amp;nbsp;caquetait&amp;nbsp;au moindre article qui la faisait mousser. J'ai pensé alors à fuir, en courant, sans me retourner. Courir dans Paris jusqu'à s'y perdre. &amp;nbsp;Et vite ! Qu'il aurait été mal, ainsi à me voir partir en courant dans les allées bondées de ce centre commercial. &amp;nbsp;Ma première rencontre. Jonathan.&lt;br /&gt;Clément fut différent. Clément, étrange personnage, il ne me correspondait pas. Mais il fut le premier garçon à m'embrasser, il avait le physique sec, un petit cul osseux. Maigre, et beau. Il avait les cheveux rouges au début. Je l'aimais bien, il avait une peau très blanche. Son acné n'avait fait aucun ravage, et il dégageait une sorte de misère sociale sincèrement triste. Il jouait à des jeux vidéos. Son père s'était suicidé, orphelin il avait pu bénéficier d'une aide de l'état et avoir une chambre à Paris. Belle chambre toute équipée, douche, cuisine, lit. C'est dans cette chambre que je l'ai rencontré la première fois. J'étais si timide, si introverti ! J'étais resté des heures devant la porte. Avant d'oser téléphoner à la cabine téléphonique, je n'avais alors pas de portable. Il était venu m'ouvrir, et il m'avait dit "mais tu es pas un monstre !" Oui je n'étais pas un monstre. Je me souviens, j'étais assis sur un banc, en face de l'immeuble&amp;nbsp;haussmannien dans lequel il logeait, boulevard voltaire. Je me regardais dans le reflet d'une vitre de voiture. J'étais beau. je ne me repoussais pas. J'avais une petite chemise, sur mon&amp;nbsp;Marcel&amp;nbsp;blanc, a col ouvert qui laissait voir le début de mon torse, pas musclé, mais appétissant. J'avais aussi un jean, moulant mon cul trop gros, et mes clarks.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Nous avons parlé un peu. Puis il a pris une douche. Et ensuite, j'étais sur son lit, il m'embrassait. D'abord des petits bisous, je protestais. Je ne voulais pas. Et pourtant, quelle nouveauté pour moi, sentir un garçon contre moi, &amp;nbsp;allongé sur le lit, avec lui sur mon bassin. Tout doucement je sentais ses fesses s'appuyer sur mon sexe, dans un mouvement savoureux répété, il bougeait doucement. Ma bite toute dure plaqué dans mon pantalon en redemandait. Il a lui même enlevé son pantalon, j'ai glissé un "tu n'est pas obligé.." et il m'a regardé d'un air bizarre "de quoi???" se demandait-il comment faire l'amour avec un pantalon ? Il n'avais pas compris que je ne pouvais faire l'amour. Que je ne pouvais pas baiser. J'ai joui dans mon pantalon, je l'ai su le soir, en enlevant mon boxer. J'avais jouis sans qu'il me touche.&lt;br /&gt;Mais après ça. Quel bonheur. Marchant dans la nuit parisienne, rejoignant la gare de Lyon. L'impression d'avoir vécu ! D'en vouloir encore ! J'étais heureux. Toujours innocent et heureux. Je sentais tout, je voulais tout. Être avec lui, qu'on recommence. Et petit à petit peut-être que je me laisserai faire, que ça me décoincera complètement. Que j'accepterai ce maudit corps ! Enfin l'accepter, avec son aide, son assurance, son expérience.&lt;br /&gt;Douce fable. Douce fable. Très vite j'ai compris qu'il ne voulait pas de moi. Très vite. C'était l'histoire d'un "plan". Il voulait simplement oublier son ancien copain, en baisant chaque soir à tout va. Son ancien copain, qui à l'entendre bénéficiait de tous les avantages, de toutes les beautés, de toutes les intelligences. Et moi, rêvant encore d'amour, de réconfort, de tendresse, je palpitais. Et ça palpite encore. Alors commença le lent après. L'après, l'éternel après, celui qui suit la rencontre, pétri d'espoir, de niaiserie enfantine, de masochisme sentimental. L'attente désespérante. L'anus serré, la bite molle attendant calmement qu'on vienne la réchauffé. Le coeur &amp;nbsp;se tortillant de souffrance. Premier chagrin adolescent. J'avais 16ans.&lt;br /&gt;Grâce à lui, cependant, je sortis pour la première fois, à une soirée spécialement gay. Là je rencontrais Thomas et Maxime. Thomas, Maxime. Maxime revu une fois. Thomas plusieurs fois. Puis après le calme. J'ai alors rencontré Alexis. Puis un autre Thomas. Puis un autre Jonathan. Puis un autre Tomas. Puis Benjamin. Puis Sébastien. Puis Robin. Des noms, des expériences, des sensations. Du rejet. De l'amour. Brisé, chagrin, frustre et mauvais. Tout ce que cela m'a apporté ? Du regret. Le regret que des noms&amp;nbsp;éparses viennent se coucher ici, sans que je sache si l'ordre est respecté ou non. Si j'ai oublié quelqu'un. Si cette malheureuse mémoire me trahit. Si déjà j'oubli le peu vécu, si je m'accroche encore à l'air de Paris, cette nuit, marchant avec Sébastien, respirant, remontant le boulevard saint germain, 3heure du matin, heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4627574804084481028-879621715292533924?l=delits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://delits.blogspot.com/feeds/879621715292533924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://delits.blogspot.com/2011/01/ah-lamour-lamour-lamour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4627574804084481028/posts/default/879621715292533924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4627574804084481028/posts/default/879621715292533924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://delits.blogspot.com/2011/01/ah-lamour-lamour-lamour.html' title=''/><author><name>delits</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10411470156565795146</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
